Eviter la perte de la mémoire

|

On oublie son numéro de sécurité sociale, le prénom d’une amie nous échappe… et on s’imagine le pire.

Pourtant, dans la majorité des cas, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Trou de mémoire ne signifie pas obligatoirement maladie d’Alzheimer …

Comment fonctionne la mémoire ?

La mémoire est un système complexe. Elle repose sur un ensemble de réseaux disséminés dans le cerveau et utilise de grandes fonctions comme le langage, le sens, les émotions, le raisonnement pour enregistrer, stocker, trier et rappeler les souvenirs… Une mécanique subtile, fragile qui peut être mise en défaut par :

  • le stress,
  • la fatigue
  • un choc émotionnel.
connexion neurones pour la mémoire

De plus, nous ne sommes pas tous égales lorsqu’il s’agit de mémoriser. Certaines sont dotées d’une mémoire exceptionnelle et d’autres, – la majorité -, d’une mémoire tout ce qu’il y a de plus normal.

En moyenne, sur les milliers d’informations que reçoit notre cerveau, on en retient seulement 10 à 20%. Le reste tombe dans les oubliettes. Comme on nettoie le disque dur de notre ordinateur pour ne pas l’engorger, on vide sa mémoire de tout ce qui est inutile, élimination nécessaire car tout retenir nous conduirait à la folie.

Les différentes mémoires

Nous utilisons deux formes de mémoire : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Par exemple, vous lisez un numéro de téléphone dans l’annuaire et vous le retenez juste le temps de le composer. Ou lorsque vous faites une multiplication, vous gardez en mémoire la retenue le temps de faire le calcul. C’est la mémoire à court terme, une mémoire éphémère qui se débarrasse instantanément des informations devenues inutiles et encombrantes.

La mémoire à long terme est un processus qui, lui, se met en place dès qu’il faut retenir une information. On parle alors d’encodage ou d’ancrage. Ce système fait appel à des associations d’images ou d’idées qui sont propres à chacune et qui vont permettre, quand tout va bien, de restituer l’information au moment voulu.

Les différentes mémoires

Un son, une image, une odeur ou tout autre chose, nous permettent de mieux mémoriser. Chacune d’entre nous dispose de ses entrées préférées. C’est à ce moment que notre mémoire devient sélective. Certaines enregistrent mieux une information en la visualisant, d’autres en l’entendant.

Comment se fait-il que l’on perde la mémoire ?

La mémoire ne s’use que si on ne s’en sert pas et il n’y a pas d’âge pour l’entraîner. Contrairement aux idées le cerveau vieillit bien. De tous les organes, c’est même celui qui résiste le mieux au temps qui passe. Et, excepté les cas d’accidents – traumatismes crâniens – ou des maladies cérébrales (Alzheimer, tumeurs), on n’oublie jamais totalement tout.

Longtemps, on a cru qu’avec l’âge, la mémoire se détériorait, c’est faux. Si nous perdons des capacités intellectuelles, nous pouvons aussi en gagner. La sagesse, la maturité, l’expérience, nous permettent d’évaluer avec plus d’acuité une situation en tirant la leçon de nos expériences antérieures.

Ainsi, jusqu’à 75 ans on peut avoir la vivacité mentale que l’on possédait à 40. Au-delà, grâce à des exercices réguliers, on retrouve ses facultés d’antan mais avec plus de lenteur car le traitement de l’information s’effectue moins vite. A contrario, plus le savoir est important, et plus il est facile de mémoriser. Tout simplement parce que les nouvelles informations viennent se greffer sur les antérieures.

Comment conserver sa capacité à mémoriser

Il est facile de relancer le fonctionnement de notre mémoire à l’aide de procédés simples et, surtout, en observant une bonne hygiène de vie.

Tout d’abord le sommeil. Sa qualité est essentielle, une fatigue chronique empêche de mémoriser. En effet, des études ont démontré que pendant la phase de sommeil paradoxal (rêves), les circuits neuronaux, liés à l’apprentissage, sont réactivés. Un phénomène qui permet de consolider ce que l’on a appris la veille.

Avoir un bon temps de sommeil pour éviter la perte de mémoire

Puis l’alimentation. Nos neurones n’aiment pas les régimes pauvres en lipides (huiles végétales) nécessaires à la constitution des cellules du cerveau. Elles ont également besoin d’un carburant comme le glucose sous forme de sucres lents (riz, pâtes, pain complet, pommes de terre). Il s’agit aussi d’éliminer ce qui peut perturber la mémoire. L’alcool et tous les stimulants comme le café, le thé, le tabac, la vitamine C nous rendent, à fortes doses, plus vulnérables et émotives. Des états qui nous empêchent de mémoriser.

aliment pour éviter de perdre la mémoire

Enfin, nos artères. Les personnes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires seront plus sujettes aux pertes de mémoire. Et faites du sport, l’oxygène c’est très bon pour nos neuronnes !

Plus vous entraînerez votre mémoire, plus vous aurez de la facilité à retenir. Apprenez par coeur chaque jour une citation, quelques vers d’un poème, un paragraphe dans un livre…

Si vous avez véritablement l’impression de présenter de sérieux troubles de la mémoire, le mieux est d’en parler à votre médecin généraliste.

En cas de doute, il vous orientera vers un centre de consultation. Il y en a dans la plupart des CHU des grandes villes. Là, des tests sont effectués par des neurologues, des neuropsychologues ou des gériatres.

Ils concernent toutes les fonctions : le langage, la mémoire, le calcul, le raisonnement, la praxie (mémoire des gestes), la gnosie (reconnaissance visuelle), etc…

Précédent

Le régime et la phase de cétose

Tout savoir sur la dermite ocre

Suivant

Je suis une jeune maman de 2 petits garçons, j'ai la trentaine et je suis infirmière. On pourrait dire que j'ai 2 métiers ! Etre maman m'a fait découvrir une nouvelle vision de la vie notamment sur la santé, l'alimentation et le sport. Je vais vous partager toutes mes trouvailles, mes connaissances sur ce blog.

Laisser un commentaire