Est ce que je suis facile à vivre ?

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On dit de certaines personnes qu’elles sont « faciles à vivre ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’elles ne disent rien ? Qu’elles ne sont pas exigeantes ? Qu’elles et au pire se laissent marcher sur les pieds ? Qu’elles s’adaptent ? Qu’elles n’ont pas de consistance ?

Etre facile à vivre !

Je me souviens de personnes « pas faciles à vivre ». Non qu’elles aient été particulièrement odieuses ou impertinentes, ni même trop exigeantes sur des petites choses de la vie quotidienne (car c’est sur ces « petites choses » choses de la vie quotidienne que l’on repère la facilité ou la difficulté à vivre) mais quand même. Peut-être des gens avec qui ça ne « coulait » pas comme ça tranquillement. Des choses et une vie peut-être trop organisées, trop pas assez simples, trop je ne sais quoi encore qui fait dire Hmmm, celle-là, c’est pas simple, c’est pas cool, c’est pas « tranquille ».

Je me souviens de ce week-end tant attendu chez des amis de longue date, qui s’est (le week-end mais aussi les amis) révélé cauchemardesque : Tout juste si nous avions le droit de poser le pied par terre sans leur demander. Jamais revus, ces amis-là, tant l’inadaptation des uns aux autres fut grande ce week-end-là !

Le « facile à vivre » implique déjà sans doute le respect.

Le respect donc, celui qui fait que même si l’on -se- comprend pas trop, on respecte ce que vit l’autre, et puis aussi peut-être le désir de s’entendre, celui-là-même qui nous fait mettre de côté nos petites manies personnelles (noooon, j’ai pas dit « nos petites mamies personnelles »). Mettre de côté nos petites manies personnelles, c’est à dire passer par-dessus, ne pas y prêter trop d’attention, ou ne pas prêter trop d’attention aux manies de l’autre.

Il y a ainsi des gens que l’on rencontre avec qui l’on se verrait bien passer quelques jours, parce qu’elles nous apparaissent d’emblée comme « pas compliquée » (je n’ai pas dit « connes » ou « simplettes »… non non, seulement « pas compliquées »). Il y a ainsi des personnes avec qui vous passez quelques heures ou quelques jours, parfois même sans s’être rencontrées avant, et avec qui non seulement « ça passe », mais avec qui la vie n’est pas compliquée. Oui on peut faire ceci ou cela, non c’est pas grave si on ne mange pas à l’heure, oui bien sûr que tu peux prendre une douche, oui voilà tu vas faire un tour ok sans moi ok pas de problèmes. Et puis il y en a d’autres (vous aussi vous en connaissez certainement) pour lesquels toute modification même minime d’une habitude ou d’un projet entraine du malaise, de la gène voire du conflit.

Dans mes voyages, j’ai ainsi rencontré des personnes « faciles à vivre », et d’autres moins… Des avec qui prendre un petit dej à 11 heures ou marcher sous la pluie ne posait aucun problème, des avec qui manger des pâtes parce que pas le temps d’aller faire des courses a été naturel et spontané, des avec qui passer deux heures sur un banc à regarder les gens a été beau, des… bon, j’ai rencontré des personnes « faciles à vivre ». Et d’autres avec qui ce fut plus compliqué. Parce que protocole, parce que pression (?) venue d’on ne sait où. Idem dans ma vie amoureuse. J’ai rencontré des femmes « faciles à vivre », et d’autres moins -et d’autres encore pas du tout. En fait je crois que je ne me suis attaché qu’à des personnes « faciles à vivre », ou alors je les ai quittées.

Le « facile à vivre » se vit dans le quotidien durable mais aussi dans l’instant. Est-ce un « problème » que des amis viennent diner à quatre au lieu de trois ? Est-ce un « problème » si la rencontre est remise à plus tard (Oui, bon, des fois quand même !) ? Est-ce une question de vie ou de mort si je ne repose pas la revue que je viens de lire exactement à sa place ?

Respect, mais aussi sans doute bonheur dans ses baskets, enfin, tranquillité paisible, accord avec soi-même et avec les autres… Les personnes psychiquement torturées sont sans doute plus « difficiles à vivre » que les sages.

Ceci dit, tout cela est très subjectif. Le « facile à vivre » ne se mesure que du point de vue de l’autre. Telle personne « difficile à vivre » pour moi sera « facile à vivre » pour quelqu’un d’autre. Et pourtant ! Pourtant j’aurais bien aimé dégager un quelque chose d’universel et de commun mais bon, vous allez peut-être m’y aider.

Enfin, je n’ai pas dit/écrit qu’il y avait un lien entre amour et « facilité » à vivre. Nous connaissons tous des gens qui s’aiment et qui pourtant disent de l’autre qu’il n’est « pas facile à vivre ». Nous connaissons tous des gens qui sont aimés mais ne seraient pas « faciles à vivre » pour nous. Nous connaissons tous des gens qui nous paraissent « faciles à vivre » et qui sont seuls. La « facilité à vivre », bien que cette formule soit bien ambigüe, peut se mesurer à la soirée, la journée, la semaine ou toute la vie.

 

Je crois personnellement, mais c’est moi qui crois, que je suis quelque’un de « facile à vivre »… au quotidien. Facile à vivre au quotidien, ça veut dire que je ne suis pas compliqué, que les protocoles de la vie quotidienne ne sont pas très rigides chez moi, que sans être dispersé ni bordélique, je n’en ai pas grand chose à faire de l’inorganisation gentille de la vie quotidienne. Quelque peu torturé cependant, je ne dois pas l’être sur la durée. Mes questionnements incessants quant à la vie l’amour la mort -selon la formule consacrée- font que parfois, je ne dois pas être si « facile à vivre ».

 

Et pour vous, ça veut dire quoi, être « facile à vivre » ?

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Je suis une jeune maman de 2 petits garçons, j'ai la trentaine et je suis infirmière. On pourrait dire que j'ai 2 métiers ! Etre maman m'a fait découvrir une nouvelle vision de la vie notamment sur la santé, l'alimentation et le sport. Je vais vous partager toutes mes trouvailles, mes connaissances sur ce blog.

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